Pour un féminisme antiraciste, anticapitaliste et queer !

La montée de l’extrême-droite des dernières années en Europe et aux Etats-Unis n’est pas seulement une menace pour les victimes de discriminations racistes, mais aussi pour les femmes*1 et la communauté LGBT*IQ2. Avec en perspectives les élections au Bundestag de 2017, il est fortement à craindre une aggravation de la politique antiféministe, le CDU (Union chrétienne-démocrate), parti libéral-conservateur d’Angela Merkel, et ses parlementaires ayant promu ouvertement une future coalition avec l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), parti d’extrême-droite qui proclame : “La famille constituée d’un père, d’une mère et d’enfants, cellule embryonnaire de notre société (…) doit rester le point central de la politique de la famille”.
Suite à la multiplication de situations comme en Pologne ou aux Etats-Unis, il est à prévoir de la part d’un gouvernement d’ultra-droite une remise en cause et une atteinte aux corps des femmes* et contre laquelle nous devons lutter. L’approche «Gender mainstreaming» est qualifiée par les partis d’extrême-droite « d’expérimentation sociale nocive, coûteuse et financée par l’impôt, a pour but d’abolir l’ordre naturel des sexes » (Björn Hocke). Ces propos sont la preuve qu’il n’y a aucune place laissée à ceux qui voient au-delà de l’union hétérosexuelle entre un homme et une femme. Mais il n’a pas été nécessaire d’attendre cette poussée des mouvements d’extrême-droite en Europe pour combattre avec force cet état de domination.

Harcèlements publics, violences et agressions portées sur le corps des femmes* ou encore l’accusation portée contre les personnes touchées par ces actes et la protection des agresseurs montrent clairement l’importance du problème structurel nommé Rape Culture ou culture du viol. L’exemple du procès de Gina-Lisa Lohfink en est le triste exemple.

Encore à l’heure actuelle, les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes mais restent pour autant en charge des tâches domestiques non rémunérées. La communauté LGBT*IQ fait face quant à elle à d’indénombrables discriminations économiques, juridiques ou bien subit la violence physique et verbale permanente. En cette année électorale 2017 et dans un contexte de rollbacks extrémistes européens et américains, la Journée Internationale de la Femme est donc de la plus haute importance. Les acquis féministes doivent être défendus et nous devons nous battre contre les mouvements d’extrême-droite, contre la monopolisation raciale, contre la permanente Rape Culture, contre le capitalisme patriarcal, contre une société de hétéronormative3 et contre l’Etat. La Journée Internationale de la Femme n’est pas seulement le combat pour l’égalité politique, économique ou l’égalité face droits mais c’est aussi un combat pour une vie autodéterminée, pour le droit à l’éducation, pour l’intégrité physique tout comme l’autodétermination sexuelle de toutes les filles, de toutes les femmes et LGBT. Nous luttons pour une société où rien ni personne n’est exploité ou mis sous pression! Solidarité, esprit critique et offensif contre la situation actuelle!

Start Grrrl-gangs! Everybody – go get organized!
Pour un féminisme antiraciste, anticapitaliste et queer !

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